|
|
[ Manuscrit et guerre de Libération Nationale ] [ Hommages ] [ Voeux , condoléances ] [ Notre belle région ] [ Tribune libre , documents anciens et divers ] [ Nos champs ] [ Nos familles et album photos ] [ le village ] [ Nos plats traditionnels ] [ Loisirs , insolites ... ] [ Histoires, proverbes et tabous ] [ Album photo du village ]
|
|
|
|
Idhebalene III

Au village régnait un climat d’extrême tension …, les femmes, apeurées et angoissées, priaient Dieu et tous les saints de la région …. A partir de Gher Ihouna et derrière Idhebalen (la troupe traditionnelle), les hommes, armés de fusils, du clan n’Ath Kaci se dirigèrent résolument vers Tizi Boughoud…… et, arrivés au niveau de la bretelle vers Tamazirt n’Ath Messaoud Oumoussa….. (Grand suspense !) Alilouche, le chef de la troupe (avec peut être l’assentiment préalable des sages) déclama , à l’adresse des hommes armés n’Ath Khaled, ces vers, restés célèbres :
« Ath Khaled ez dhande dhe lesdhour,
Koul wa sou guenour is ,
Lemqahel dhe qfas sene sen,
Nouqni noussede ghour lafia ,
Nekh dhad tamazirt n’sen. »
« Coiffés de turbans, les hommes d’Ath Khaled sont placés en rangs, avec des fusils entre les mains….. Nous (Idhebalen), venus pour la paix, nous leur laissons leur champ (tamazirt n’Ath Messaoud Oumoussa). »
… Après cette sage intervention, Alilouche entraîna les hommes du clan n’Ath Kaci vers Sidi M’hamed Larbi où la fête se déroula dans la sérénité, au grand bonheur de tout le monde.
| |
|
|
|
|
|
|
|
«Histoires » du village

Village d’Ighil Bouamas , vu d’Ath Ali
D’après mes recoupements, l’histoire que nous allons raconter aujourd’hui, a eu lieu durant les années 1930 (?). A cette époque le Caïd s’appelait Aomer Ath Kaci et le village, encore une fois, était divisé en deux clans, Ath Khaled et Ath Haroun d’un coté et le reste n’Ath Ali de l’autre. Evidemment les habitants des hameaux alentour et particulièrement (c’est important pour l’histoire) ceux d’Ighil Bouamas, étaient au courant de cette scission ….
Au souk l’Djemaa, un jeune homme n’Ath Khaled s’était sérieusement accroché avec quelqu’un d’Ighil Bouamas, pour une sombre histoire commerciale …. Après l’intervention de personnes présentes sur les lieux pour calmer les esprits , nos deux ‘’belligérants’’ encore fulminant de colère… , se promirent de se retrouver , chacun avec ses hommes , le lendemain après-midi au niveau de la rivière, Assif El had, située à mi-chemin , à peu prés , entre les deux villages .
S’il n’y avait pas scission chez nous personne n’aurait osé entrainer les siens dans une ‘’bataille’’ armée contre les habitants n’Ath Ali Ouharzoune. A suivre
| |
|
|
|
|
|
|
|
« Veillée d’armes » chez Ath Khaled

Photo d’une partie d’Assif El had
L’information sur l’incident survenu au souk et ses probables conséquences s’était répandue comme une traînée de poudre à travers tous les villages de la région…. .
Chez Ath Khaled et Ath Haroun, les hommes, une fois mis au courant de ce ‘’défi’’, improvisèrent, sur le champ, une réunion pour organiser au mieux ‘’leurs troupes’’ et pour établir un plan de bataille …… On se mit à parler de la‘’stratégie’’à adopter, compte tenu du déficit en hommes , …chacun y allait de son avis lorsqu’un homme demanda la parole et d’un ton ferme et résolu rassura ses pairs : « rassurez-vous, leur dit-il , demain comme prévu , vous descendrez tranquillement selon le plan établi , vers la rivière ….. , mais surtout ne cherchez pas à savoir où je serai embusqué …. , d’ailleurs je partirai avant l’aube pour éviter d’être repéré …. »
Cet homme n’était autre qu’Akli Ath Amrouche, un tireur d’élite connu et reconnu dans toute la région. On sortit alors les fusils et les ‘’sacs’’ de cartouches afin d’en vérifier l’état. A suivre
| |
|
|
|
|