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Les années 1950 - 1954

Da Ahmed Hazi (qu’il repose en paix)
Les faits marquants :
1- La route de Tizi n’Tassaft à Tizi n’Boughoud.
1-1- Fin 1950. Les travaux de construction de la « route » (plutôt une piste) sans bitume, tiraient à leur fin …….
Au village, les discussions tournaient surtout autour des petits problèmes techniques inhérents à cette « infrastructure » qui allait apporter le progrès …, et, comme dans tous les petits villages à travers le monde, chacun se sentait concerné et y allait de ses commentaires et avis ………
Le premier problème fut celui d’abord d’aplanir les difficultés liées au « déplacement » de nombreuses tombes, très anciennes certes, mais tout de même !…., et, en même temps, obtenir l’accord des propriétaires des quelques mètres carrés de terrain « rognés » par-ci par-là…. . Connaissant la mentalité de nos paysans, ce ne fut certainement pas chose facile …., mais finalement, tout se passa bien, intérêt général oblige …. A suivre
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Les années 1950 – 1954
1- La route « suite »
1-2- Un étrange phénomène (?)

Les villages de Bouadhnane , Ighil N'Sedha et de Ait Ali Ouharzoune
Les travaux tiraient à leur fin, certains petits problèmes « techniques » dont le déplacement de nombreuses tombes, étant résolus, tout ‘’baignait dans l’huile’’ quand, brusquement une nouvelle se répandit dans le village suscitant curiosité et interrogations…
De quoi s’agit-il ? De nombreux témoins auraient observé , en empruntant de nuit la nouvelle route , un phénomène étrange et intrigant : de petites flammes poursuivaient les passants et, surtout, si pris de panique , ces derniers se mettaient à courir …
Ces informations allaient ‘’alimenter’’ de nombreux commentaires et renforcer un peu plus les appréhensions qu’avaient certaines personnes à traverser de nuit les cimetières …. On se mit alors à parler de phénomène surnaturel, de la manifestation de la colère des morts…etc.
Les personnalités lettrées du village usèrent d’arguments de poids et de beaucoup de pédagogie pour expliquer , à certaines personnes crédules , le phénomène, tout à fait naturel , des feux follets .
« Feu follet : petite flamme légère et fugitive due à une émanation de gaz, spontanément combustible, produit de la décomposition de matières organiques et qui apparait principalement la nuit pendant les grandes chaleurs »
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Commentaire de michaelangelo1953@yahoo.fr (13/02/2011 22:45) :
Salut à toutes et à tous! Il y a aussi le ver luisant (femelle du lampyre)
qui comme son nom l'indique brille et se déplace, ce qui nous faisait
une peur bleue, gamins que nous étions. Nombre de vieilles femmes qui
allument des cierges le lendemain aux lieux où elles aperçurent ces
mystérieuses lumières. J'ajoute que ces luminescences apparaissaient
beaucoup plus par nuit noire, ce qui décuplait notre peur. La vie au
village c'est tout ça, les sons, les lumières, les bruits, les
senteurs, les odeurs, le chant des oiseaux etc... A bientôt!
michaelangelo1953@yahoo.fr |
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Les années 1950- 1954
1- La route (suite)
1-3- Tassawount (la côte) de Sidi M’hamed Larbi
et la nouvelle poste (en construction)
La nouvelle route est maintenant opérationnelle à la grande satisfaction de la population de tout le village. Désormais on peut ‘’embarquer’’ à partir de Tizi n’Boughoud (l’entrée du village). Quel progrès ! Surtout pour les malades et personnes âgées.
Mais pour les voitures de l’époque (il y en avait deux ou trois, pas plus) ‘’grimper’’ une partie très en pente de cette route, en contrebas du mausolée de Sidi M’hamed Larbi, (Tassawount n’Sidi M’hamed Larbi), une sorte de petit canyon, n’était pas chose toujours facile.
Chaque chauffeur avait ses petites astuces pour surmonter les difficultés et c’est ainsi que les uns invitaient leurs passagers à pousser la voiture en s’aidant de cales jusqu’au sommet de la pente , c’était le cas, par exemple, de notre première mais néanmoins vieille C4 , de couleur noire….
Certains allaient jusqu’au garage n’Ath Abdesslam pour permettre à la voiture de prendre un élan (inutile d’ailleurs) ; d’autres enfin tentaient de franchir l’obstacle en marche arrière (pour faire une traction avant)… . Et puis pas question de caler son moteur au beau milieu de la côte parce que pour redémarrer il fallait utiliser la manivelle (les voitures n’étaient pas encore équipées de démarreurs) et avoir un bon frein à main …. Sinon......
Toutes ces ‘’aventures’’ alimentaient la discussion au village et faisaient rigoler tout le monde.
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